Cher Monsieur Charbonneau je fais la liste 
de ce que vous devez croire que je vous 
demande : 
-une vie 
-du pain
-des yeux
-un chien
-un ami
-de me donner la main
-des fleurs
-des pierres blanches
-un sourire
-du bois
-un toît
-un feu de bois
-des cailloux gris

En fait il n'y a qu'une seule chose que je 
vous demande, derrière tous les SOS, je 
vous la demanderai peut-être un jour par la 
poste quand je me sentirai de vous la 
demander... 
Vous devinez j'imagine...
C'est ma crainte que rien n'aboutisse qui me
fait attendre.
Je sais que ça ne dépend pas que de vous.
Je vous dis quand même qu'il est d'accord 
avec moi, il veut la même chose, sauf que 
quand je lui parle de voir avec vous il n'y a 
plus personne. Je ne sais pas pourquoi il est
comme ça. Je n'ai pas eu le temps 
d'enquêter il ne me parle plus. C'est normal 
qu'il ne me parle plus je savais qu'on 
passerait par là. 
Je pense savoir pourquoi il est comme ça 
avec vous. Il ne doit pas vous pardonner de
ne pas avoir compris du premier coup ce 
que je vous racontais, parce que si lui se 
permettait tout avec moi, je crois que si 
quelqu'un d'autre fait le millième de ce qu'il 
fait il ne lui pardonne pas. Si on ne trouve 
pas d'aide c'est parce qu'encore personne 
n'a réussi à comprendre notre histoire. Si 
vous vous comprenez vous êtes le premier. 
J'ai mis 14 ans à réfléchir jour et nuit 
presque pour comprendre ce monde 
parallèle. Je n'ai encore réussi à le faire 
comprendre à personne. Seuls ceux qui y 
sont passés comprennent : une personne 
s'en est sortie et est joignable là 
contact@syndrome-de-peter-pan.com 

Je m'absente deux jours.
Extraits du livre "Moi, l'enfant autiste, de 
l'isolement à l'épanouissement" de Sean et 
Judy Barron 
"Un jour, je reçus un coup de fil d'une amie 
me disant que la télévision allait passer un 
film intitulé : "Debout, mon fils" dans lequel 
il était question d'un enfant autistique et de 
sa famille."
Sean regarde le film avec sa famille.
"Dans l'espoir d'atteindre son enfant, cette 
mère avait imaginé de pénétrer avec lui dans
son univers, afin de l'en arracher. 
Inlassablement, elle faisait tourner une 
assiette en même temps que lui, elle battait 
des mains comme lui, pendant 4 heures de 
suite. Et peu à peu, elle avait obtenu des 
résultats presque imperceptibles. Il 
commençait à la voir, à la regarder, à réagir.
Après avoir passé plusieurs mois dans la 
compagnie constante de sa mère qui 
l'imitait en tout, le petit garçon avait échappé
à son comportement d'autiste pour devenir 
un enfant normal."
 
"En voyant ce gosse à la télévision, j'avais 
été fasciné. Plus je le regardais, plus je 
trouvais de ressemblances entre lui et moi. 
Il faisait des choses que j'avais toujours 
faites et je n'en croyais pas mes yeux. Il 
avait la passion de tout ce qui tournait, des 
chaînes, de tout ça! Pour la 1ère fois de ma 
vie, je voyais quelqu'un comme moi. J'avais
regardé le film jusqu'au bout, sans dire un 
mot; il fallait que j'attende la fin pour être 
sûr que je ne me trompais pas.
Mais ensuite, je n'avais pas osé parler, pas 
osé demander ce que je désirais savoir 
par-dessus tout. 
Comment maman réagirait-elle? Et si elle se 
mettait en colère et croyait que je lui posais 
une question dont je connaissais déjà la 
réponse? J'étais affreusement tiraillé; je ne 
me sentais pas très bien et en même temps 
j'éprouvais un sentiment de soulagement 
grandissant, une sorte de paix bizarre 
au-dedans de moi. Serait-il possible que je 
sois victime d'une maladie quelconque et 
que je ne sois donc pas un être détestable? 
Il fallait absolument que je sache.
-Dis, maman, moi aussi je suis autiste, hein?
-Oui, me répondit-elle.
On se regarda longuement sans rien dire. 
J'étais en proie à une sensation très étrange 
et entièrement nouvelle pour moi. Je réalisai 
soudain que je pouvais poser n'importe 
quelle question à ma mère, que tout irait 
bien, qu'elle me comprendrait. Le barrage 
céda. Je pouvais enfin me servir des mots, 
comme tout le monde."
"Dis, maman, pourquoi est-ce que papa et 
toi vous vous mettiez tant en colère contre 
moi, alors que je ne faisais pas exprès de 
me conduire mal?
-Parce que nous ne savions pas quoi faire 
d'autre. Nous avions tout essayé pour que 
tu te corriges, Sean."
 Synthèse
Différences entre les 2 mondes
 Témoignages
Vos questions
Pourquoi grandir effraie
Le SPP en schémas
SPP et dépression
Aider les proches
Ne pas confondre
Pour l'aider
Sans coeur ?
Ses émotions
Pour garder le moral
Bibliographie
Fuir?  Parler?
Comprendre l'amour
L'âme humaine
Sens de la vie
Religion
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