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Pour les réactions impulsives qui relèvent du syndrome de stress post-traumatique, rester bon et 
ferme. Garder son calme. 

Ne pas ajuster notre attitude à ses exigences. Il croirait qu'il a raison de se mettre dans tous ses 
états, d'avoir peur et de donner tort aux autres. Ce n'est pas au proche de rentrer dans sa façon de 
voir, mais à lui de sortir de son décalage par rapport au réel en comprenant les gens et ce qui se passe. 
L'idéal est d'arriver à sentir où il en est pour être compréhensif en même temps et ne pas le 
traumatiser davantage. Il a besoin d'explications pour être rassuré sur nos intentions qu'il a souvent 
beaucoup de mal à déchiffrer.     

Il est aussi indispensable d'accepter qu'il passe par différents états émotionnels parfois désagréables
pour l'entourage, c'est cela qui lui permet de franchir les étapes de la peur à la normalité. Il est 
nécessaire qu'il exprime ses peurs et sa colère, parfois sa tristesse.
Mais on ne doit pas pour autant accepter qu'il le fasse de façon irrespectueuse. 

Plus il arrivera à s'extérioriser plus il avancera vite sur la voie de la guérison. Il ne s'agit donc pas de le
repousser ni de le faire taire mais uniquement d'imposer certaines limites. 

Ne pas culpabiliser face à ses réactions, sinon il se retrouve le maître de la situation, et cela fait deux 
malades au lieu que l'un aide l'autre. C'est là qu'est le "piège" à éviter si l'on peut dire. 
Sa sexualité
Son autisme
Choc psychologique
Se croire guéri
Nouvel équilibre
Confiance en soi
Choc et répétition
Syndrome de Stress Post-Traumatique
Crise d'angoisse
Colère
Dépression
Acceptation
La confiance en soi de base
Peut-on aimer sans s'aimer ?
Bon et mauvais narcissisme
Paranoïa et confiance aveugle : le clivage
L'autisme
Partie 3
Partie 2
Page d'accueil
Cause
Symptômes
Complications
Guérir
Prévention
Syndrome d'abandon
"Peter Pan" Citations
"Le Petit Prince" Citations
Personnalité obsessionnelle
Mot pour les personnes qui souffrent du SPP
La sortie du SPP : un bouleversement difficile
Aider l'enfant
Partie 1
Page suivante
Syndrome de Peter Pan
Syndrome de Peter Pan
Pour l'aider
     Pour l'aider il faut avoir conscience de plusieurs choses.
-Il a été carencé affectivement, d'où son traumatisme qui gêne sa compréhension de l'amour. C'est 
cette carence affective qui est à l'origine de son mal.
-Il n'a aucune confiance en lui dans sa vie affective. Il est donc très fragile, facilement sur la 
défensive, avec une sensibilité à fleur de peau, prêt à combattre ceux qui s'aventurent à l'aider. En 
effet il peut difficilement admettre qu'il a besoin d'aide, car sa confiance en lui en serait diminuée, 
pense-t-il. 

Donc nous avons en face de nous quelqu'un qui a besoin d'aide mais qui n'a pas forcément envie d'en 
entendre parler, et qui est hypersensible, derrière des attitudes qui font penser tout l'inverse. Nous 
ne pouvons pratiquement pas le toucher sans provoquer des réactions plus ou moins violentes, 
intériorisées ou exprimées.
Amour, tendresse, patience, douceur, voilà ce qu'il lui faut. Préserver sa fierté, ne pas le considérer 
comme un enfant. 

Pour s'en sortir, il n'a besoin ni de reproches, ni d'être trop materné. 
C'est important de lui dire la vérité sur sa souffrance, de ne pas chercher à lui cacher son trouble, de 
lui dire notre compréhension, de lui affirmer que nous sommes prêts à l'aider, mais qu'il doit lui aussi 
mettre toute sa bonne volonté. Tout cela sans qu'il se sente humilié, diminué ou  jugé. Travail très 
délicat. Mais il ne faut pas désespérer. La base est d'avoir confiance en lui avant tout, et de le croire 
réellement capable d'en sortir. S'il sent que nous partons vaincus ce n'est pas la peine de faire quoi 
que ce soit. Pour qu'il ait confiance en lui nous devons avoir confiance en lui et alors croire qu'il va s'en 
sortir. C'est le point de départ.     

La meilleure façon est bien évidemment de le prendre par la douceur puisqu'il souffre déjà bien assez 
comme cela, n'y est pour rien, et a seulement besoin d'aide. 
Mais le problème que nous rencontrons alors est le même qu'avec les enfants : plus nous lui en donnons 
et plus il en veut. Il est capable de s'apitoyer davantage sur son sort en voyant notre prévenance pour 
lui et notre compréhension pour sa souffrance. Il est capable de faire davantage l'enfant, puisqu'il 
aime cette situation où il est au centre des préoccupations. 
Il est alors bien capable de choisir plus ou moins consciemment de ne pas guérir, de vivre cette 
situation le plus longtemps possible. 

Mais tout n'est pas perdu. Plus nous l'entourons d'attentions, plus nous le comprenons, et moins il se 
met sur la défensive. Sa confiance en lui se renforce peu à peu. Il est alors plus à même d'entendre ce 
qui nous pèse et d'accepter de faire des efforts. 
Tout cela dit dans le respect pour lui. C'est vrai que ce n'est pas simple tous les jours. Il faut 
s'attendre à faire des erreurs. C'est inévitable.

Pour pouvoir lui dire ce qui ne va pas, il faut être capable nous-mêmes d'entendre ses reproches. Il doit
se sentir sur un pied d'égalité avec nous. Ce n'est pas "je vais bien et je te soigne" mais "on va faire 
tous les deux des efforts pour que ça se passe de mieux en mieux".

Avoir confiance en lui, le comprendre le mieux possible, l'aimer tout en restant relativement ferme 
pour ne pas l'enfoncer dans son problème mais bien l'aider à en sortir.  


Lorsque les symptômes d'autisme et ceux du syndrome de stress post-traumatique ont diminué (ou ont 
tout à fait disparu), il reste généralement ceux du syndrome d'abandon (cf. page 
"Synthèseet page 
"Le syndrome d'abandon").
Alors il reste :
-son manque d'amour de soi 
-son désir d'amour fusionnel qui cause son incapacité à vivre normalement une relation amoureuse.

Face à cela il faut absolument savoir que l'amour que nous lui donnons ne lui donnera pas l'amour de soi 
qu'il n'a pas. C'est à lui de comprendre sa difficulté et d'y remédier en se raisonnant sur sa propre 
valeur. Si nous voulons combler cette carence nous-mêmes nous nous épuiserons pour rien, exactement 
comme si nous versions des seaux d'eau dans un ravin en espérant le remplir un jour. Nous y laisserions 
notre santé. Ce que nous pouvons faire c'est lui apprendre à s'aimer par nos paroles valorisantes, 
l'aider à changer son regard sur lui-même. C'est notre respect pour lui bien autant que notre amour qui 
lui permettra d'avoir ce regard positif sur lui. Voir à ce sujet les pages 
"La confiance en soi de base" et
"Peut-on aimer sans s'aimer"

Enfin, face à son désir d'amour fusionnel nous ne pouvons que tenter de lui faire toucher du doigt le 
problème en lui parlant de notre conception de l'amour, en lui expliquant la différence entre fusion et 
relation. L'amour fusionnel est celui du petit enfant avec sa mère, et aucune relation de couple ne peut 
tenir sur ce modèle qui est complètement destructeur pour le conjoint qui porte l'autre. 

Je pense que la personne est sortie de ce désir d'amour fusionnel lorsqu'elle s'aime elle-même et 
qu'elle a alors la capacité de se donner au lieu d'être dans l'attente de l'amour de l'autre.

Un test pour savoir si la personne est sortie ou non de son désir d'amour fusionnel est le suivant : 
-cherche-t-elle à être devinée et comprise sans s'expliquer (comme le petit enfant au stade de la 
fusion qui ne sait pas encore utiliser le langage), ou au contraire exprime-t-elle clairement ses 
émotions, ce qu'elle veut et ce qu'elle ressent? 
Cela n'est peut-être pas fiable pour tous, mais généralement ce sera très clair que la personne qui se 
met à prendre en charge son affectivité en exprimant clairement ses émotions est sortie de son désir 
de fusion, et est prête à vivre une vraie relation amoureuse.

Il est important de voir aussi la page "Aider les proches". En effet, si vous entreprenez d'aider 
quelqu'un qui a le syndrome de Peter Pan sans voir la page "Aider les proches", vous risquez d'être 
surpris par les difficultés rencontrées.


Voir aussi la première réponse page "Témoignages".