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L'autisme
La misogynie pourrait être le résultat de la peur de la femme. En effet, un 
mécanisme pour lutter contre la peur de quelque chose est d'ignorer ou de 
minimiser l'objet de notre peur, et en tout cas, de mettre à l'écart cet objet, 
d'être méfiant à son égard ou de le contrôler. 
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L'envol propre à Peter : "Je me trouvais bien 
mieux à ces hauteurs d'où les tragédies
paraissent si petites qu'on les perd de vue."
(Kathleen Kelley-Lainé dans "Peter Pan ou l'enfant triste", p. 15)
Syndrome de Peter Pan
Les complications : 
Symptômes d'autisme
   Lorsque une personne est réellement incapable de comprendre certains comportements humains, 
l'angoisse que cela fait naître en elle l'enferme dans une sorte d'autisme. 
C'est ce qui risque fort d'arriver à cet homme bloqué dans l'enfance, face au comportement de sa 
femme qu'il ne peut pas comprendre.
Sa vie professionnelle peut ne lui poser aucun problème car il n'a pas de problème d'intelligence. 
Son métier peut aussi être une façon de fuir s'il travaille avec acharnement pour oublier ce qui 
ne va pas dans sa vie affective. 

On dit que l'homme souffrant du syndrome de Peter Pan est macho. Je vois trois raisons à cela. 
Premièrement, manquant terriblement d'assurance et ne sachant comment se comporter avec les 
femmes, il prend un air sûr de lui pour cacher sa peur, un ton directif pour tenter de contrôler la 
situation quand il sent qu'il perd pied.  
La seconde raison à mon avis est encore plus simple. N'ayant pas fini de grandir, il a un rapport 
faussé avec sa femme qu'il considère plus comme sa mère que comme sa femme. Pas étonnant 
qu'on le trouve macho.
Enfin, il peut mépriser les femmes à partir de son expérience avec sa femme (cf. page 
précédente). 
Si le syndrome de Peter Pan est tout à fait complet, la racine de ce mépris vient de sa relation 
avec sa mère, relation qui ne l'a pas satisfait.
Citation de Peter Pan : "Viens Clochette, s'écria-t-il avec un profond mépris, nous ne voulons pas 
de ces stupides mères! et il s'envola."

                                                      
                                                     
     Complications : symptômes d'autisme 

Angoisse (ou peur du changement) et fuite du réel 

Face à des sentiments qu'il ne peut pas comprendre, aux réactions imprévisibles sur lesquelles il n'a aucun 
contrôle (puisqu'il ne les comprend pas), l'angoisse le pousse à se réfugier dans un univers rassurant, où tout 
est bien structuré, réglementé, et prévisible : le monde des idées.
L'abstraction n'est pas une déformation de la réalité, mais dans le cas du syndrome de Peter Pan, elle est 
une fuite dangereuse hors de la réalité. L'abstraction consiste à passer du sensible à l'intelligible, du 
concret à l'abstrait. L'intelligence prend l'essence et laisse tomber toutes les particularités. 
Ainsi la réalité du quotidien (sentiments) n'entre plus en jeu, et la souffrance s'estompe. 
A ce stade, ceux qui n'avaient pas encore de blocage émotionnel l'ont. 
(cf. page
 "Contact avec le réel")


Perte du bon sens et crainte d'être rejeté

Déconnecté de ses sentiments à cause de sa souffrance (blocage émotionnel), et déconnecté du réel à cause 
de son angoisse, il perd tout bon sens.

Voici un exemple : 

Paul, père de famille de 35 ans souffrant du SPP, suit des cours du soir pour s'initier à la philosophie de 
Saint Thomas d'Aquin. Il a un système de pensée qui devrait être bon puisque sa philosophie est réaliste. Mais
cela ne suffit pas. En effet il a étudié l'intérêt de la complémentarité entre les êtres, compris la richesse 
des différences, et cela va lui nuire. Il focalise toute son attention sur un point précis du cours et déploie 
toute son énergie pour l'appliquer à sa famille, sans tenir compte des nuances que les autres ont pourtant 
perçues autour de cette idée. Il prend l'idée à la lettre sans ressentir dans quel esprit elle a été développée. 
L'idée peut être : "La hiérarchie permet le bon fonctionnement de la société." Malheureusement cette idée va
à fond dans le sens de son besoin de contrôler son entourage (ce besoin vient de son angoisse). 
N'est-il pas le chef de famille? Aussi à partir de ce jour il ne va plus tolérer d'entorse à la règle : tout ce 
qu'il décidera devra être exécuté sur-le-champ.
Il ignore que c'est avant tout l'amour qui régit les rapports dans une famille.


Incapable de tenir compte de la sensibilité de chacun, des différents caractères, des situations 
particulières, son jugement est catégorique, sans nuances, et il va d'erreur en erreur. 
La réalité demande une adaptation continuelle, or il est incapable de s'adapter vu son état.
Régulièrement repris pour ses erreurs inévitables, il se sent persécuté. Cela peut aller jusqu'à la paranoïa.
Il est alors méfiant, perpétuellement sur ses gardes. 

Il se renferme par crainte de se faire reprendre s'il parle. Il recherche la solitude. Sa vie est un véritable 
enfer, mais encore une fois cela ne se voit pas de l'extérieur. On pensera du mal de lui, mais on ne le plaindra 
pas, parce qu'on ne peut pas s'imaginer qu'il est en fait plein de bonne volonté et impuissant face à tout cela.
On pense qu'il est tout simplement égoïste et qu'il ne veut pas faire d'effort. 
En fait il n'a que peu de contrôle sur sa vie tant qu'il ne détient pas la clé de son mal.
(Pour compléter voir page 
"Son autisme" et page "Crise d'angoisse", parties 2, 3 et 4.)



Quand le monde affectif de l'homme souffrant du syndrome de Peter Pan devient trop hostile, qu'il vit dans 
l'angoisse permanente, il ne lui reste que la fuite pour survivre.
Cette fuite du réel est toute intellectuelle. Son corps est bien présent, mais son esprit, insaisissable.
Il manque tellement de confiance en lui que pour survivre il se fabrique un monde imaginaire dans lequel il est 
irréprochable. Ce 
narcissisme le protège de toute "attaque". Il peut alors être illogique dans ses explications,
impossible à suivre dans sa façon de raisonner. Son raisonnement est basé sur "quoi qu'il en soit j'ai raison 
parce que... Si ça ne va pas ça ne peut être que de la faute des autres." On peut parler de pensée magique ou 
de toute-puissance. Sa pensée le rend tout-puissant. Il est 
intransigeant à un point maladif, veut refaire le 
monde en changeant les autres qui ont tendance à ce moment à se sortir de son chemin, à moins d'être 
nombreux face à lui et en force pour le maîtriser, ou à moins d'avoir une calme assurance face à ses désirs, 
afin de ne pas le laisser prendre le contrôle tout en restant bon pour lui. 
 
Il a fui le réel pour se protéger, mais ne s'est pas dit : "Bon là c'est trop dur à vivre, je fuis le réel". Il n'a pas
conscience de ce qu'il vit. Il se croit en plein réel. Il est persuadé d'avoir raison, est sûr que les problèmes 
viennent des autres.
Il est ainsi bien protégé mais surtout bien isolé.
Depuis ce piédestal il peut avoir l'air détaché de tout, être totalement insouciant. 
Ce n'est pas de la mauvaise volonté de sa part s'il est irresponsable, mais la conséquence logique de sa fuite 
du réel, de l'envol propre à Peter Pan.
Cet envol est sa protection, mais aussi sa tombe. Il est comme mort pour ceux qui veulent partager avec lui 
des sentiments, ou vivre avec lui dans la vraie vie (vie affective).