SPP et dépression
Aider les proches
Ne pas confondre
Pour l'aider
Sans coeur ?
Ses émotions
Partie 3
Bibliographie
Pourquoi grandir effraie
Partie 2
Partie 4
Témoignages
Partie 1
Livre d'or
 Syndrome de Stress Post-Traumatique
Synthèse
Complications de la crise d'angoisse dans le SPP 
à cause de l'incompréhension mutuelle
Crise d'angoisse et SPP
Partie 5
Pour garder le moral
Fuir?  Parler?
Comprendre l'amour
Choc psychologique
Sens de la vie
Religion
Liens
Choc et Répétition
Stress Post-Traumatique
Crise d'angoisse
Colère
Dépression
Acceptation
Si la personne qui souffre du SPP ne comprend pas l'amour et le monde adulte, il est clair que 
l'entourage de son côté ne comprend pas du tout mieux le SPP, et par conséquent la personne qui 
souffre du SPP est réellement incomprise.
L'entourage a donc souvent des réactions totalement inappropriées, et facilement interprétées comme 
de la méchanceté par la personne qui souffre du SPP.  Elle peut alors s'imaginer que les êtres humains 
en général sont mauvais, méchants et dangereux. A partir de là, sa peur du monde adulte ne peut que 
s'intensifier dangereusement. 

Pourtant les réactions inappropriées des proches se comprennent. Ils s'imaginent que la victime du SPP 
se comporte de façon irresponsable volontairement, par mauvaise volonté, aucun goût de l'effort, 
refus de se remettre en question, etc... Et ils pensent naturellement qu'il est temps de terminer son 
éducation. 

Sa femme croit qu'il changera de comportement si elle le secoue pour le sortir de ses difficultés.

Elle peut être, malgré elle, dure et injuste avec lui. Il se met alors sur la défensive et devient agressif.
Face à ses réactions facilement traumatisantes, et à force de vivre elle aussi dans l'incompréhension 
avec lui, elle risque de passer par un choc psychologique et de développer à son tour le Syndrome de 
Stress Post-Traumatique (qui se situe au deuxième stade de la 
réaction de choc). 

Les syndromes à ce moment font boule de neige et la situation devient vite ingérable. 
Parano à son tour, elle est sur la défensive, et qui dit sur la défensive dit agressive. Sa peur et sa 
souffrance la rendent agressive. 

La souffrance est violente des deux côtés : pour celui qui a le SPP et pour son conjoint.
Il la croit méchante et elle le croit méchant, d'où l'agressivité des deux côtés. Ils cherchent en fait 
tous les deux à se défendre. 
Toute leur souffrance et leurs conflits ne viennent que d'incompréhensions sans nombre.

Les incompréhensions mutuelles empêchent de sortir de l'angoisse. Celui qui vit dans l'angoisse ne 
contrôle plus sa vie. Derrière la peur nous retrouvons cette fameuse incompréhension du SPP pour l'un, 
et du monde adulte pour l'autre. 

La solution qui me semble la plus urgente est la compréhension du SPP et du 
Syndrome de Stress 
Post-Traumatique 
(voir ci-dessous) pour les deux personnes, au même titre. Alors la souffrance et 
l'angoisse pourront commencer à baisser. 
Syndrome de Stress Post-Traumatique dans le SPP

Voir la page "Synthèse" pour situer ce Syndrome (écrit sur fond gris)
et voir aussi la page "Syndrome de Stress Post-Traumatique"
Sa sexualité
Son autisme
Le SPP en schémas
Se croire guéri
Nouvel équilibre
Confiance en soi
La confiance en soi de base
Peut-on aimer sans s'aimer ?
Bon et mauvais narcissisme
Paranoïa et confiance aveugle
Contact
Page suivante
L'autisme
Syndrome de Peter Pan
Crise d'angoisse
Page d'accueil
Cause
Symptômes
Complications
Guérir
Guérir (suite)
Syndrome d'abandon
Aider l'enfant
Prévention
Citations
Personnalité obsessionnelle
Contact avec le réel
     Dans le cas du syndrome de Peter Pan, la crise d'angoisse  est particulièrement complexe et 
s'apparente à l'autisme. 

Le mauvais rapport au réel, dans le cas du SPP, est extrêmement difficile à gérer à cause de 
l'incompréhension face à l'amour adulte. Si l'amour règle beaucoup de nos actes, c'est alors presque 
tout le monde adulte qui est incompréhensible pour la personne qui souffre du SPP.

Il y a deux causes à cette incompréhension de l'amour adulte :
1 - le manque de maturité  
2 - le syndrome d'évitement qui est propre à l'état de stress post-traumatique : le sujet fait des 
efforts importants pour éviter toute pensée, conversation ou situation associée au traumatisme. Il ne 
garde alors pas d'information sur ce qu'est une maman par exemple. 

Nous arrivons à une angoisse difficile à soigner.

Nous pourrions penser qu'une personne atteinte du SPP qui reçoit de l'amour comprend l'amour, 
puisqu'elle en fait l'expérience. 
Mais en fait, pour qu'elle comprenne vraiment l'amour il faudrait aussi qu'elle arrête de paniquer, car 
son angoisse lui fait fuir le réel et l'empêche de comprendre qu'elle est aimée.


Dans le cas du SPP, comprendre l'amour, c'est-à-dire 
croire que l'amour totalement désintéressé 
existe,
 est le facteur clé pour sortir des crises d'angoisse.  
     Je pense que derrière toute crise d'angoisse, il y a un choc psychologique, si petit soit-il. On ne fait 
pas de crise d'angoisse sans raison. 

Et dans le cas du syndrome de Peter Pan il est certain qu'il y a un traumatisme derrière les crises 
d'angoisse. A ce moment la crise d'angoisse est un symptôme de l'
Etat de Stress Post-Traumatique, et 
cet état se situe au deuxième stade de la réaction de choc (cf. page 
Choc psychologique). 


Une des caractéristiques de la crise d'angoisse est que la peur est démesurée. Une telle angoisse n'est 
pas justifiée par la situation. Si ce n'est pas le réel qui justifie cette peur, c'est que la situation est 
perçue plus grave qu'elle n'est. 
 
Il y a donc un mauvais rapport avec la réalité pour que la personne "dramatise" en quelque sorte.

D'où vient ce décalage entre la situation et l'intensité de la peur? La peur irraisonnée s'appuie sur des 
souvenirs traumatisants, amplifiés par le manque de contact avec le réel. 
La situation rappelle à la personne un événement traumatisant, et elle associe l'événement présent à 
l'événement traumatisant passé. Sous l'effet de la peur provoquée par cette ressemblance avec 
l'événement traumatisant passé, elle perd le contrôle de ses facultés de perception des informations, ou 
interprète de façon plus dramatique qu'il ne faut les informations. 
Il y a à ce moment un mélange de données justes avec d'autres plus ou moins imaginaires. Il est alors 
d'autant plus difficile de faire le tri. Cela permet l'arrivée de la crise d'angoisse.


S'il y a crise d'angoisse, la personne vit alors un nouveau petit choc émotif : son affectivité est ébranlée 
sous l'effet d'une émotion brusque et intense; elle ne peut s'adapter immédiatement. 

Alors la prochaine crise d'angoisse pourra être provoquée par quelque chose qui lui rappelle de nouveau 
son traumatisme du départ, ou simplement par quelque chose qui lui rappelle sa précédente crise 
d'angoisse.

Bonjour l'angoisse !

La solution est un meilleur rapport au réel. Ce qui est facile à dire...


Le contact avec le réel est naturel et ne demande pas d'effort en l'absence d'angoisse.
C'est l'angoisse qui fait fuir le réel. C'est donc sur l'angoisse qu'il faut travailler pour un meilleur rapport
au réel. En même temps il faut un meilleur rapport au réel pour gérer la crise d'angoisse... 

C'est 
la confiance en soi qui règle le problème de l'angoisse en permettant un bon rapport au réel.
(cf. page 
"Contact avec le réel")

Si on comprend ce qu'on vit c'est un début de bon rapport au réel, qui permet d'évacuer déjà une part 
importante d'angoisse.
La deuxième chose à faire pour obtenir un meilleur rapport au réel est de prendre le temps de bien 
communiquer avec ses proches, de les écouter et de se faire comprendre. C'est l'objet de la page 
"Acceptation".
Ce syndrome atteint aussi bien la personne qui souffre du SPP que les personnes proches d'elle (épouse, 
mère...) nommées ici "le proche". La personne qui souffre du SPP est nommée "Peter".

Peter et le proche se traumatisent mutuellement et développent alors le Syndrome de Stress 
Post-Traumatique l'un avec l'autre. 
La vie commune devient impossible tant qu'ils souffrent tous deux de ce syndrome.
 

Pour gérer cela il est essentiel :
- qu'ils comprennent parfaitement ce qui se passe, ce qu'ils vivent l'un avec l'autre
- qu'ils fassent ensuite tout leur possible pour ne plus risquer d'être traumatisants dans leurs paroles ou 
leurs actes, l'un envers l'autre. 


Principaux Symptômes du Syndrome de Stress Post-Traumatique dans le SPP :
(liste tirée du site de l'AAPEL)


Peur de l'abandon
Le proche peut "marcher sur des oeufs", se mettre à ne pas dire ce qu'il pense à Peter, se mettre à prendre 
soin de ne pas le contrarier, etc... par peur de subir ses reproches et de le perdre. 

Clivage
Le proche peut se mettre à ne plus savoir s'il aime ou s'il déteste Peter, si Peter est une "victime" ou un 
"monstre", s'il est sincère ou menteur, si Peter est gentil ou méchant, etc... 

Perturbation de l'identité
Le proche peut finir par ne plus savoir qui il est à force de subir le clivage de Peter, il peut se demander s'il a 
toutes les qualités ou tous les défauts du monde, s'il est nul ou parfait, s'il agit bien ou mal, s'il est amoureux
ou masochiste, etc... bref il peut se retrouver totalement perdu au point de ne plus savoir qui il est. 

Impulsivité
A force de questions sans réponse, à force de freiner ses émotions, le proche peut se mettre à chercher des 
compensations dans des conduites à risques, dépenses, etc... bref à "compenser" son mal être. 

Tentatives de suicide
Ce type de situation invivable, d'une grande solitude, car il arrive que le proche ne soit pas soutenu dans son 
propre entourage qui ne comprend pas pourquoi il "insiste" et ne renonce pas, dans une situation dans laquelle
l'espoir semble absent, peut mener le proche à la dépression et à la tentative de suicide face à son sentiment
de totale impuissance et perte de tous repères. 

Instabilité affective
Le proche ne sachant pas qui il aura face à lui, ange ou démon, peut avoir des périodes de vide, de dysphorie, 
mais aussi des moments de révolte, d'angoisse, etc... bref avoir de nombreux changements d'humeur. 

Colères
Idem, à force de contrôle de ses émotions, à force de se sentir impuissant, le proche peut se mettre à avoir 
des colères intenses, voire non contrôlables face par exemple à des situations stressantes, de mensonges, 
etc... 

Idéation persécutoire
Là encore idem, le proche peut se retrouver à moitié "parano" à force de chercher des messages cachés pour 
comprendre l'incompréhensible, il peut parfois avoir le sentiment de devenir à moitié dingue, imaginer des 
scénarios, etc..."


Les importantes difficultés de communication qui s'installent alors entre eux peuvent avoir vraiment tout 
l'air de symptômes d'autisme.
Dans ce site, il n'y en a que pour Peter et pas pour le proche. 

Même pour Peter, comprendre comment il est traumatisant peut l'aider. Donc autant qu'il voie ce texte
d'un bon oeil et s'en serve pour s'en sortir.


Le traumatisme du proche (le plus souvent de sa femme)
 :

Peter est incapable de voir comme il fait souffrir, ou infiniment pire il voit et il continue sans le 
moindre sentiment humain apparemment. Difficile de le comprendre dans ces moments-là. 
(cf. à ce sujet les pages 
"Sans coeur?", "Clivage""Narcissisme pathologiqueet "Personnalité 
obsessionnelle
")
Il inflige de la souffrance apparemment sans regret, sans se remettre en question, sans demander 
pardon. Il semble toujours satisfait de lui quoi qu'il arrive. 
A cause de son angoisse, au lieu d'aimer et de faire confiance, il a besoin de tout contrôler pour tenter
de se rassurer. On peut alors parler de machisme : sa femme se sent un objet et non une personne pour 
lui, ce qui est forcément traumatisant. 
Voici un exemple pour machisme, femme objet et homme pouvant
être traumatisant peut-être sans s'en rendre compte, il est comme sans coeur, dénué d'empathie.


Cette attitude qui se retrouve dans tous les domaines (pas seulement dans la vie sexuelle) pompe et 
finit par détruire ceux qui l'aiment vraiment. Je crois que la raison est que plus ses proches sont 
attentifs à lui, plus il ose être lui-même. Donc son SPP ne ressort vraiment qu'avec les personnes très 
proches de lui. Alors les plus proches de lui sont aussi les plus malmenés, d'où les traumatismes.
Il semble ne plus savoir ce qu'est le respect à partir du moment où la personne l'aime vraiment, car à ce
moment il la traite comme sa chose. Il semble ne pas savoir comment respecter les gens qu'il ne craint 
pas. 
 
Voilà le traumatisme : sa dureté que l'on peut facilement interpréter comme de la méchanceté.
Il manque cruellement de sentiments, et au lieu d'être dans l'amour il est dans le test : "Jusqu'où 
peux-tu m'aimer? Et si je te détruis m'aimeras-tu toujours?" C'est lié à sa peur de l'abandon qui le 
pousse (pour tenter d'exorciser sa peur) à tester jusqu'où il peut aller, si l'amour résistera à tout. Puis
lorsqu'il sent qu'il a dépassé les bornes il risque d'abandonner la personne de peur d'être abandonné.
A ce sujet voir 
cette page.
Il est aussi possible que Peter imagine ses proches bien plus forts que lui et comme intraumatisables. Il 
peut penser que lui seul souffre. 

S'il ne devient pas responsable de la relation par amour, en s'oubliant, plus personne ne peut rien faire 
pour lui. La situation ne dépend plus que de ses choix. Personne ne peut aimer à sa place. 
A un moment il doit se prendre en charge et rendre les siens heureux, ou choisir de rester 
complètement irresponsable face à ce qu'il inflige aux siens et rater sa vie. C'est à lui de choisir.

S'il ne se remet pas en question profondément jusqu'à voir en face comme il est capable d'être odieux,
et jusqu'à demander pardon, alors il reste malade et personne ne peut l'aider à devenir un homme. Son 
sentiment de toute-puissance fait que pendant qu'il se croit le meilleur (ou le plus malheureux), il ne 
voit pas à quel point il est tyrannique.    

Comprendre le SPP ne suffit pas pour ne pas être traumatisé. Il faudrait être insensible pour être 
intraumatisable, et ce n'est pas souhaitable.
Alors la solution c'est de ne pas faire ou dire de choses traumatisantes, respecter les autres par 
amour, et alors naturellement on ne les traumatisera plus.

On peut sûrement lui trouver plein de bonnes excuses pour son comportement, mais à un moment il faut 
aussi qu'il se dise stop et se sente responsable de lui et de ce qu'il fait aux autres, quel que soit son 
passé.
On apprend le respect à tout enfant. Pourquoi lui pourrait manquer de respect envers les personnes qui 
l'aiment et que cela semble normal parce qu'il a le SPP ? 
A un moment on est obligé de le considérer comme un enfant dans la façon qu'on a de le reprendre et 
de lui dire non. S'il ne se met pas de limites tout seul, on est obligé de lui en mettre. 
Si on ne peut plus le supporter c'est pire. Pour ne pas en arriver là il faut le pousser à enfin devenir 
responsable de la souffrance qu'il provoque, le mettre face à lui-même.

Il ne peut pas avoir une bonne image de lui en se comportant si mal. Et cette image négative qu'il se 
donne de lui-même l'empêche d'avoir confiance en lui. C'est pourquoi on ne l'aide pas en acceptant 
tout.

S'il faisait des efforts, il verrait sa beauté et reprendrait confiance en lui. Il aurait enfin la force 
d'aimer vraiment parce qu'il verrait qu'il en est capable, qu'il est un homme magnifique quand il fait 
des efforts.

Il ne sera fort que le jour où il saura demander pardon du fond de son coeur par compassion. Ce jour il 
comprendra que la force n'est pas là où il l'a cru avant de comprendre l'amour, quand il confondait 
être fort et se montrer dur. 
A partir de ce jour il se sentira responsable de ce qu'il fait aux autres. 
Prendre la responsabilité de ses actes oblige à respecter ses proches. C'est cela un homme. 


J'espère que ce texte ne blessera personne mais aidera à ne pas rester dans la peau de Peter Pan, et à 
devenir de plus en plus humain, de plus en plus homme, de plus en plus femme.

Si vous ressemblez par certains aspects à cette description, voir la page 
"Peut-on aimer sans s'aimer?" 
afin de mieux comprendre ce qui vous arrive, ce que vous vivez et les pages 
"Confiance en soiet
"La confiance en soi de base"
Vous manquez en effet cruellement de confiance en vous et d'amour envers vous-même. Voilà la cause 
de ce comportement. 
Je vous aime vous tous qui ressemblez à cette description. C'est pourquoi je fais ce site. 

Voici un lien pour tous
Juste une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord dans ce lien : pour le désir sexuel ils mettent la satisfaction de ce désir sur 
le même plan que le besoin de manger ou que le besoin d'affection, alors que la satisfaction du désir sexuel ne fait pas partie 
des besoins vitaux.