Ce syndrome atteint aussi bien la personne qui souffre du SPP que les personnes proches d'elle (épouse,
mère...) nommées ici "le proche". La personne qui souffre du SPP est nommée "Peter".
Peter et le proche se traumatisent mutuellement et développent alors le Syndrome de Stress
Post-Traumatique l'un avec l'autre.
La vie commune devient impossible tant qu'ils souffrent tous deux de ce syndrome.
Pour gérer cela il est essentiel :
- qu'ils comprennent parfaitement ce qui se passe, ce qu'ils vivent l'un avec l'autre
- qu'ils fassent ensuite tout leur possible pour ne plus risquer d'être traumatisants dans leurs paroles ou
leurs actes, l'un envers l'autre.
Principaux Symptômes du Syndrome de Stress Post-Traumatique dans le SPP :
(liste tirée du site de l'AAPEL)
Peur de l'abandon
Le proche peut "marcher sur des oeufs", se mettre à ne pas dire ce qu'il pense à Peter, se mettre à prendre
soin de ne pas le contrarier, etc... par peur de subir ses reproches et de le perdre.
Clivage
Le proche peut se mettre à ne plus savoir s'il aime ou s'il déteste Peter, si Peter est une "victime" ou un
"monstre", s'il est sincère ou menteur, si Peter est gentil ou méchant, etc...
Perturbation de l'identité
Le proche peut finir par ne plus savoir qui il est à force de subir le clivage de Peter, il peut se demander s'il a
toutes les qualités ou tous les défauts du monde, s'il est nul ou parfait, s'il agit bien ou mal, s'il est amoureux
ou masochiste, etc... bref il peut se retrouver totalement perdu au point de ne plus savoir qui il est.
Impulsivité
A force de questions sans réponse, à force de freiner ses émotions, le proche peut se mettre à chercher des
compensations dans des conduites à risques, dépenses, etc... bref à "compenser" son mal être.
Tentatives de suicide
Ce type de situation invivable, d'une grande solitude, car il arrive que le proche ne soit pas soutenu dans son
propre entourage qui ne comprend pas pourquoi il "insiste" et ne renonce pas, dans une situation dans laquelle
l'espoir semble absent, peut mener le proche à la dépression et à la tentative de suicide face à son sentiment
de totale impuissance et perte de tous repères.
Instabilité affective
Le proche ne sachant pas qui il aura face à lui, ange ou démon, peut avoir des périodes de vide, de dysphorie,
mais aussi des moments de révolte, d'angoisse, etc... bref avoir de nombreux changements d'humeur.
Colères
Idem, à force de contrôle de ses émotions, à force de se sentir impuissant, le proche peut se mettre à avoir
des colères intenses, voire non contrôlables face par exemple à des situations stressantes, de mensonges,
etc...
Idéation persécutoire
Là encore idem, le proche peut se retrouver à moitié "parano" à force de chercher des messages cachés pour
comprendre l'incompréhensible, il peut parfois avoir le sentiment de devenir à moitié dingue, imaginer des
scénarios, etc..."
Les importantes difficultés de communication qui s'installent alors entre eux peuvent avoir vraiment tout
l'air de symptômes d'autisme.