"Pour ne pas toujours finir par blâmer les autres de nos erreurs, nous devons apprendre à constamment
évaluer notre comportement et à être prêts à le rectifier si nécessaire."
"Il y a de l'espoir pour notre société si suffisamment de gens apprennent à maîtriser et à exprimer
leur colère d'une manière constructive et appropriée. La colère n'a pas besoin de conduire à la
violence. Elle n'a pas besoin de devenir incontrôlable. La colère est un don que nous pouvons apprendre
à utiliser de façon bénéfique."
"Qu'un enfant n'apprenne pas à exprimer sa colère adéquatement et cette colère mal dirigée va se
manifester dans l'enfance et dans la vie adulte contre les parents, les lois et tous les genres de valeurs,
y compris les valeurs spirituelles."
"Les enfants, parce qu'ils manquent de maturité, expriment leur colère avec immaturité, c'est-à-dire
avec agression. Si nous voulons les amener à exprimer leur colère avec de plus en plus de maturité, nous
devons tout d'abord accepter leurs façons d'exprimer leur colère; non pas parce qu'elles sont
adéquates, mais tout simplement parce qu'elles sont normales. Ensuite, nous devons désirer les éloigner
progressivement de ces manières enfantines."
"Pourquoi vous mettez-vous en colère? Une courte réponse nous permettrait de dire que vous vous
fâchez parce que vous ou quelqu'un que vous aimez est menacé. Cette menace peut avoir plusieurs
visages : vous rencontrez un danger physique, du ridicule ou de l'irritation parce que quelqu'un n'a pas
fait ce qu'il devait faire."
"Un moyen utile de comprendre une expérience particulière de colère est de suivre ce processus
d'évaluation : 1) Je suis en colère donc je dois être anxieux; 2) Si je suis anxieux, c'est parce que
quelque chose m'a menacé ou a menacé quelque chose ou quelqu'un qui m'est précieux; 3) Quelle est
cette menace ? On peut évidemment utiliser ce processus pour comprendre la colère des autres."
"Quand on découvre quelles sont les menaces, on peut s'occuper de sa colère (ou de celle des autres)
avec plus de créativité et de moralité."
"Dans un chapitre précédent j'ai mentionné l'importance d'avoir une bonne opinion de soi. Nous avons
tous besoin de suffisamment d'espace mental et émotionnel pour exprimer qui nous sommes et ce que
nous pouvons faire. Nous avons tous besoin d'un certain degré d'autonomie appropriée à notre âge et à
nos responsabilités. Nous avons tous besoin de savoir que nous sommes aimés par quelqu'un que nous
apprécions. Quand ces choses vitales, de base, sont menacées, nous pouvons nous sentir en colère, ce qui
n'est pas nécessairement mal."
Des expressions négatives de la colère, la pire est l'agression passive. C'est le comportement
passif-agressif :
La personne n'exprime pas directement sa colère mais boude, traîne les pieds. L'ado passe
généralement par là avant de savoir exprimer sa colère avec maturité.
La personne ne sait pas ou n'ose pas évacuer sa colère de façon saine, face aux personnes concernées.
Cette colère peut se transformer en coups par en-dessous, vols, alcool, sexe, drogue, comportements
anti-autorité, etc...
L'auto-destruction : "La plupart des gens qui rentrent leur colère ne se sentent pas en colère mais
simplement "blessés". Ils trouvent le moyen de s'en vouloir pour n'importe quel problème qui surgit et
ils ont pas mal de remords. Cette habitude de se diminuer peut entrainer le désespoir, la dépression et
des sentiments d'incapacité et d'impuissance."
"Les personnes qui ont tendance à résoudre leur colère en la dirigeant contre elles-mêmes tombent en
général dans ce piège quand elles viennent de subir un échec dans une relation d'amitié ou d'amour, au
travail ou financièrement. Elles croient alors que la situation est sans issue."
Une autre expression négative de la colère est l'agression.
"Le but de l'agression est de causer du tort à une personne, un objet ou un groupe."
"L'utilisation de l'agression (exprimée verbalement ou physiquement) est presque toujours inadéquate
et elle entraîne en général des dommages irréparables pour les relations humaines. Tout avantage
apparent que l'on pense avoir gagné momentanément sera tôt ou tard assombri par des conséquences
destructrices."
"Ce dont l'enfant agressif a besoin, c'est de limites, oui de limites et d'encore plus de limites!"
"Toute colère doit se manifester et elle le sera soit avec des mots, soit avec des actes. Je le répète : si
nous ne permettons pas qu'elle sorte avec des mots, nos enfants devront l'étouffer et elle entraînera
un comportement passif-agressif."
"C'est pourquoi des parents sages acceptent que leurs enfants expriment leur colère verbalement
d'abord, évitant ainsi qu'elle soit rentrée, puis ils acceptent de leur apprendre à le faire gentiment."
"La meilleure façon d'exprimer la colère est verbalement et d'une façon agréable."
"Il y a des enfants qui sont constamment en train de verbaliser de la colère même quand ils ne sont pas
particulièrement bouleversés par un événement spécifique. Ces enfants utilisent l'expression de leur
colère pour manipuler leurs parents et obtenir ce qu'ils veulent. Evidemment cela est bien différent
d'une colère face à une situation précise. Cette attitude qui a pour motivation le désir de blesser et
déranger les autres est inacceptable et doit être corrigée. La règle à appliquer est d'être plaisant
mais ferme."
"L'évacuation est l'expression verbale de la colère. Elle est à distinguer de l'agression verbale car son
but n'est pas de blesser une autre personne, mais tout simplement de se débarrasser de ce qui irrite
sur le coup."
"Pourtant, bien que ce mode d'expression soit désagréable et enfantin, il atteint un but au cours de
l'enfance et permet de nous faire comprendre quelque chose au sujet de la colère : Aussi longtemps
qu'elle est exprimée par des mots, elle ne le sera pas par des actes. Nous évitons ainsi l'agression et
l'agression passive."
"Pour que nos enfants se développent harmonieusement, nous devons apprendre à nous maîtriser et à
contrôler nos propres émotions."
"Répéter toujours la même chose avec un fond de moquerie est une façon d'exprimer la colère avec
immaturité qui s'apparente à l'évacuation. Pourtant les reproches s'en distinguent car ils n'ont pas
pour but de se débarrasser d'une colère soudaine. On fait des reproches constants quand on se sent
incapable de contrôler ou d'influencer quelqu'un ou quelque chose."
Ce qu'il faut faire quand on est en colère :
1) être prêt à accepter d'être responsable de sa colère
"Si l'on veut être capable de prendre la responsabilité de sa colère, il faut tout d'abord l'identifier.
Bien des gens ne se rendent même pas compte qu'ils sont en colère. Ils se sentent jaloux, frustrés,
blessés. Ils ignorent que la base de ces sentiments est la colère."
2) se rappeler "que la meilleure façon de résoudre une colère est verbalement, plaisamment et
directement avec la personne contre laquelle on est en colère. De plus, autant que c'est possible, il faut
désirer la réconciliation et une meilleure entente avec celle-ci."
"La véritable intimité provient de conflits résolus."
"Dans la majorité des cas, la mère est la seule personne au monde avec laquelle l'enfant se sent
tellement en sécurité et tellement aimé qu'il peut sans crainte lui exprimer tous ses sentiments
négatifs. Il sait que peu importe ce qu'il dit ou fait, Maman l'aimera toujours et ne le rejettera pas."