De façon synthétique nous pouvons dire que dans le syndrome de Peter Pan la colère vient de la
souffrance, et la souffrance est très amplifiée par le fait de ne pas être compris.
Lorsque nous souffrons, si nous nous sentons entourés, la souffrance est bien plus supportable.
La spécificité du syndrome de Peter Pan est que la personne est profondément isolée dans sa
souffrance car totalement incomprise dans la très grande majorité des cas. Elle est comme seule au
monde car sa maladie n'est pas prise au sérieux. La cause du SPP n'est pas la volonté de ne pas grandir
mais un blocage grave qui empêche réellement d'avancer et de grandir affectivement. Ce décalage
entraîne généralement des symptômes d'autisme. Cette très grande souffrance, souvent cachée
derrière un air insouciant, peut-être cause de dépression et colère.
L'enchaînement est donc :
- SPP + incompréhensions sans nombre
- souffrance terrible de vivre toute sa vie incompris de tous
- dépression et/ou colère
Solution : Communiquer pour être compris
A ce moment une grande partie de la souffrance s'estompe, et cette diminution de souffrance rend
l'acceptation possible.
La peur de communiquer vient de la peur de souffrir mais ne règle rien.
Si la personne qui a le SPP a peur de communiquer, c'est je pense parce qu'elle croit les gens méchants.
Ils ne la comprennent pas et la font alors souffrir involontairement. Et elle qui ne comprend pas que le
problème est de ne pas être sur la même longueur d'ondes croit les gens méchants. Elle redoute alors
de s'expliquer avec eux.
Pourtant parler lui ferait découvrir qu'elle est aimée, surtout lorsqu'elle s'explique et qu'alors on peut
la comprendre.
La personne qui souffre du SPP peut avoir peur même face à la gentillesse de ses proches.
Elle risque de croire que la gentillesse cache quelque chose si cette gentillesse est prolongée malgré les
difficultés. En effet elle se trouve face à l'amour adulte qu'elle ne comprend pas, elle prend peur et se
méfie. Elle pense généralement que l'amour est intéressé.
La personne a peut-être encore peur de montrer ce qui va mal. Mais tout le monde voit sa différence
sans comprendre. S'expliquer est alors tout à son avantage ! Elle n'en sera que mieux acceptée ! Les
gens n'ont rien contre la différence quand ils la comprennent.
Alors que tant qu'ils ne comprennent pas ils font leurs expériences, leurs tests pour chercher à cerner
cette différence. Mettre des mots soi-même sur cette différence peut éviter bien des expériences
douloureuses.
Exprimer sa peine ou sa colère
Derrière la colère c'est la souffrance, la peine qui a besoin d'être exprimée et qui sort sous forme de
colère. On peut aller voir à la source quelle souffrance nous met en colère, et exprimer sa douleur sans
colère.
Chacun a besoin de se sentir compris pour ne pas déprimer, et à ce moment la colère diminue et rend
l'accepation possible, d'où l'intérêt de sortir sa colère gentiment pour ne pas détruire la personne qui
ne demande qu'à nous tendre la main pour peu qu'on s'explique.
C'est la souffrance d'être ou de se croire incompris qui fait qu'on n'arrive pas à accepter la situation
tout en souhaitant arriver à accepter.
On peut arriver à accepter la souffrance quand on se sent compris.
Sinon on est en colère face à un manque d'amour du moins apparent.
Dépression ou "Caliméro"
la dépression commence par un manque de confiance en soi
si ça dure trop repli sur soi et de plus en plus d'idées fausses sur soi en se coupant de plus en plus du
réel à cause de la souffrance.
on se croit moins bon qu'on ne l'est
on n'arrive plus à accepter ce qu'on vit car le poids à porter seul est trop lourd et qu'en plus on se fait
des idées qui décuplent la souffrance
quand on ne comprend pas pourquoi il se plaint il souffre pourtant
si c'est à cause d'idées fausses il a besoin justement qu'on l'aide à voir qu'il se fait des idées mais
repousser ses plaintes sous prétexte qu'il se plaint pour rien va augmenter sa tendance dépressive à ce
moment, car il sera incompris.
on est caliméro quand on se sent incompris, qu'on se croit incompris avec notre souffrance. Ca énerve
ou ça fait de la peine à la personne avec qui on est caliméro.
ça l'énerve quand elle ne prend pas au sérieux notre souffrance, alors on ne peut que rester caliméro
puisque c'est la peur de ne pas être compris qui fait qu'on se plaint.
Puis je pense que si la personne comprend la souffrance de celui qui fait caliméro elle est triste de voir
que caliméro souffre, pour rien peut-être si c'est à cause d'idées fausses qu'il a dans la tête, mais il
souffre quand même de se sentir incompris
Je pense qu'on arrive à sortir de caliméro quand on se croit compris, car alors on arrive à se sentir
aimé
être ou se croire incompris ou mal aimé donne caliméro et cette souffrance risque d'amener la colère,
révolte
la communication permet de voir généralement que les autres nous comprennent facilement quand on
parle et qu'ils nous aiment
auto-destruction c'est colère contre soi (suite à dépression ou non) : c'est soi qu'on n'accepte pas.
Si la clé de la confiance en soi c'est de s'accepter comme on est, de reconnaître et d'accepter ses
limites, ce qui détruit la confiance en soi c'est de vouloir plus que ce qu'on peut, et de voir qu'on n'y
arrive pas, et là on manque de confiance en soi on se trouve nul parce qu'on attend trop de soi.
besoin d'accepter ses limites
de se savoir aimé : pour cela rechercher le contact avec les autres
ne pas se laisser abattre car c'est vite un cercle vicieux si on se renferme idées fausses et on se prive
de la possibilité de se savoir aimé en manquant de contact avec l'extérieur
dépression et suicide peuvent ne pas avoir le plus petit rapport puisque suicide c'est colère contre soi
suite à non acceptation de la souffrance et dépression se sentir incompris, mal aimé, et se croire nul.
Mais parfois la dépression amène la colère contre soi quand on se croit mauvais : non acceptation de
soi et colère contre soi qui peut être une conséquence de la dépression
A mon avis pour arriver à "résignation, acceptation" il faut se sentir compris, ce qui fait sortir du
risque de dépression et permet de passer de colère à résignation.
Quand on se sent compris on se sent aimé et c'est cela qui fait baisser la colère, se sentir aimé.
La communication
Rien de tel qu'une bonne communication pour tout arranger. Pourtant...
"Entre ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous voulez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous voulez comprendre
Et ce que vous comprenez
Il y a au moins neuf possibilités de ne pas s'entendre"
C'est vrai qu'il y a 9 possibilités de ne pas s'entendre si on parle,
Mais il y en a infiniment plus si on garde le silence!
C'est le silence qui est la principale source de malentendus.
Dans le langage, si on cherche à s'exprimer clairement à un moment où l'autre est réceptif, le
malentendu est exceptionnel.
Quelques idées :
- Savoir entendre ce que les autres ont à nous dire sans les interrompre et leur demander plus
d'explications quand on se sent attaqué (leur but est d'être compris dans leur souffrance eux aussi,
pas d'attaquer!), puis s'expliquer calmement
- Ne pas hésiter à se faire repréciser une phrase qui peut porter à confusion, ou qu'on prend mal. La
plupart des malentendus viennent du fait qu'on ne met pas la même chose sous le même mot. Redéfinir
ce qu'on entend par ce mot permet à ce moment d'éviter une discussion houleuse et stérile.
- La peur empêche de comprendre et même d'écouter.
Attention voir la peine de l'autre ne doit pas se tourner en colère contre soi. Culpabiliser n'arrange
rien, au contraire cela empêche d'être objectif et de voir les solutions.
Lorsqu'on manque de confiance en soi on est sur la défensive et alors on est un très mauvais
interlocuteur.
Lorsqu'on a trop de peine soi-même, on a besoin de l'évacuer au moins en partie en en parlant, avant de
pouvoir voir celle de l'autre. On n'arrive pas à voir la peine de l'autre tant qu'on en a trop sur le coeur
soi-même.