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carence affective donne manque d'amour de soi manque de confiance en soi d'où le désir d'être aimé plus 
intense que chez les autres, c'est ce qui donne le désir d'amour fusionnel au lieu de relation adulte 
la "solution" est donc de s'aimer soi-même pour ensuite pouvoir aimer les autres en adulte, sans d'abord 
chercher à être aimé, et le plaisir sera plus grand contrairement à ce que pense la personne atteinte du SPP 
qui craint d'avoir moins de plaisir
il n'y aurait aucun adulte sur terre si c'était si désagréable d'aimer en adulte ! 
Syndrome de Peter Pan
Tout à la base du syndrome de Peter Pan, nous pouvons retrouver le syndrome d'abandon.

Le syndrome d'abandon est dû à une carence affective durant l'enfance.

De cette carence affective découlent deux symptômes principaux, et d'autres peuvent se rajouter ou non. 
Nous en resterons aux deux symptômes qui constituent la base du syndrome. Pour les autres symptômes voir 
le lien 
"En savoir plus sur l'abandonnisme".

Le premier symptôme dû à la carence affective est un manque de confiance en soi de base qui fait que la 
personne ne s'aime pas vraiment (cf. page 
"La confiance en soi de base").  

Le deuxième symptôme dû à la carence affective vient directement du premier, il est la conséquence, la suite
logique du premier. Le manque d'amour de soi bloque le développement de l'affectivité. La personne est
 
bloquée au stade de l'amour-fusion
 et ne passe pas au stade de l'amour-relation.


Ce deuxième symptôme cause peut-être davantage que le premier la peur d'être abandonné.
En effet lors de l'amour relation, la personne arrive à supporter l'absence de l'autre.
Lors de l'amour fusion, tout éloignement est source d'angoisse, toute dispute aussi. Et on pense qu'il n'y a 
pas besoin du langage surtout, car on doit être deviné. C'est l'état du petit enfant avec sa mère.  

L'enfant au stade de la fusion avec sa mère ne parle pas mais il est compris, deviné. C'est entre autres ce qui 
fait qu'il ne se sent pas distinct d'elle. 
Le père permet l'individuation de l'enfant et sa socialisation par le passage du principe de plaisir au principe 
de réalité. Le principe de réalité consiste à prendre en compte les exigences du monde réel et les 
conséquences de ses actes.



Dans le syndrome d'abandon l'adulte qui n'a pas passé correctement tous les stades de fusion à relation, 
aspire à la fusion avec son conjoint. C'est la relation mère-enfant idéalisée qu'il reporte dans sa relation de 
couple. Une telle relation ne peut qu'être étouffante et dangereuse pour l'équilibre de chacun. Tous les deux
vont vite se sentir très mal. 
Le couple ce n'est pas 1 + 1 = 1
ce n'est pas non plus 1 + 1 = 2
mais c'est 1 + 1 = 3 (toi moi et notre relation de couple)

Dans la fusion on ne peut plus être soi, au moins un des deux ne sera pas lui-même. La personnalité de l'un 
sera étouffée et il n'y aura pas de relation épanouissante.  
Pour pouvoir être en relation de couple un jour, il est nécessaire de savoir exprimer qui l'on est 
affectivement, ce que l'on ressent et ce que l'on veut déjà avant d'entamer une relation de couple. L'enfant 
apprend à exprimer ses sentiments avec sa mère tout d'abord. Plus il devient adulte plus il se perçoit distinct
d'elle et utilise le langage de façon adaptée dans sa relation aux autres. Je parle du plan affectif et non 
scolaire ou professionnel. 


syndrome d'abandon rend tyrannique car le malade est toujours frustré de ne pas parvenir à la 
fusion avec l'être aimé, et voudrait que l'être aimé se range à tous ses désirs. Il veut contrôler la 
personnalité de l'autre, exercer un pouvoir sur lui pour l'amener à tous ses désirs. Cela donne 
souvent l'impression d'avoir affaire à un enfant roi capricieux tyrannique qui se renferme et fait la 
tête dès que les choses ne sont pas comme il le désire. En fait c'est un adulte malade qui ne 
comprend pas l'amour et ne parvient pas à vivre l'amour en adulte.

Contrairement à l'enfant qui est deviné et dans la fusion, apprendre à parler de ses sentiments permet de se 
construire affectivement en tant qu'individu prêt à vivre une vraie relation non fusionnelle et donc très 
enrichissante, et aussi cela permet de sortir de l'angoisse d'abandon qui se greffe sur les relations 
fusionnelles. 

Un adulte qui fait régulièrement la tête au lieu de s'expliquer réagit comme l'enfant ou l'adolescent qui 
exprime sa colère sans arriver à la verbaliser. A ce moment il y a des raisons de penser au syndrome 
d'abandon, bien que ce symptôme ne soit pas suffisant pour parler de syndrome d'abandon.

Je pense qu'apprendre à parler de ses sentiments va avec apprendre à s'aimer, car si on ne s'aime pas on 
aura énormément de mal à s'extérioriser. En effet, comment pouvoir supporter le regard des autres sur soi 
quand on ne supporte pas de se voir soi-même? Commencer par accepter ses émotions et sentiments permet 
de les exprimer et ensuite d'évoluer, par le fait même de s'ouvrir, de fusion à relation. Si vous ne voyez pas à 
qui vous ouvrir, alors vous avez la possibilité de prendre rendez-vous avec un psychologue. La difficulté est 
d'en trouver un bon. Vous pouvez lui expliquer d'entrée votre difficulté à accepter et exprimer vos 
sentiments profonds, votre désir d'être deviné et compris sans vous extérioriser. Vous pouvez aussi parler 
de votre manque de confiance en vous qui vient de votre manque d'amour envers vous-même. Peut-être que 
cette démarche vous épargnera de tourner en rond. Et s'il ne comprend pas cela, cherchez-en un autre...  


Voir aussi la partie 3 de la page "Pour l'aider".

Texte correspondant à l'amour au stade de la fusion (rapports style mère-enfant)
"Il y a un rapport entre la peur d'être abandonné et la difficulté de se sentir émotionnellement lié à une 
personne-clé quand celle-ci est absente (« constance d'objet insuffisante »). Cela aboutit à un sentiment 
d'être abandonné et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes, il peut y avoir des menaces de suicide ou  
des tentatives de suicide." Wikipédia, "trouble de la personnalité borderline"

Au stade de la relation (rapports autres que style mère-enfant au stade de la fusion, autrement dit rapports
d'adultes) :
On ose être soi-même et on accepte que l'autre soit différent et ne nous comprenne pas toujours, alors on 
cherche à s'expliquer et s'il ne comprend toujours pas on laisse tomber, parce qu'on n'a pas besoin de son 
approbation pour se croire quelqu'un de bien. On cherche à le comprendre et à l'apprécier avec ses 
différences. 



Saint Thérèse de l'Enfant Jésus est passée par ce syndrome

Je vais coller les passages que je trouve à ce sujet.

"L'affectivité de Thérèse est blessée à la mort de sa mère en 1877. Elle devient une enfant hypersensible, 
assoiffée de tendresse, au point de tomber malade (une sorte de névrose) lorsque sa soeur Pauline (sa 
seconde mère) entre au Carmel. Guérie miraculeusement en voyant sourire une statue de la Vierge Marie, elle 
va suivre un chemin de pacification intérieure qui lui donnera la force de surmonter plus tard les pires 
épreuves. De cette sensibilité, elle gardera un talent d'écriture (poèmes, pièces de théâtre dont l'excellente
pièce sur Jeanne d'Arc)." 
http://pagesperso-orange.fr/famille.renard/histoire/sainte/therese_lisieux.htm


"La grâce de Noël 1886

Thérèse connaît ce soir là une guérison radicale : elle est délivrée des névroses qui la maintenaient dans 
l'enfance, enfermée sur elle-même et incapable d'avancer malgré dix ans d'efforts (les dix ans qui se sont 
écoulés depuis la mort de sa mère, disparition qui fut la cause principale de ses difficultés).

En cette nuit de lumière commença la troisième partie de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des 
grâces du ciel... En un instant, l'ouvrage que je n'avais pu faire en dix ans, Jésus le fit se contentant de ma 
bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Comme ses apôtres, je pouvais lui dire : "Seigneur, j'ai pêché toute
la nuit sans rien prendre." Plus miséricordieux encore pour moi qu'il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit 
lui-même le filet, le jeta et le remplit de poissons... Il fit de moi un pêcheur d'âmes, je sentis un grand désir 
de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n'avais pas senti aussi vivement... Je sentis en un mot 
la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m'oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !...

Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : «J'ai soif !» Ces paroles 
allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive... Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me 
sentais moi-même dévorée de la soif des âmes... Ce n'était pas encore les âmes des prêtres qui m'attiraient, 
mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles... (MssA 45v°). 
C'est alors que Thérèse raconte "l'affaire Pranzini", son premier pécheur : J'entendis parler d'un grand 
criminel qui venait d'être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu'il mourrait 
dans l'impénitence. Je voulus à tout prix l'empêcher de tomber en enfer (...) J'offris au Bon Dieu tous les 
mérites infinis de Notre-Seigneur, les trésors de la Sainte Église, enfin je priai Céline de faire dire une 
messe dans mes intentions(...) Je sentais au fond de mon cœur la certitude que mes désirs seraient 
satisfaits(...) Je dis au Bon Dieu que j'étais bien sûre qu'il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que 
je le croirais (que je croirais que Dieu lui pardonnerait NDLR), même s'il ne se confessait pas et ne donnait 
aucune marque de repentir, tant j'avais confiance en la miséricorde infinie de Dieu, mais que je lui demandais
seulement un signe de repentir pour ma simple consolation. (MssA, 45v°).

On sait comment, d'après le journal "La Croix", au moment de monter sur l'échafaud, Pranzini embrassa par 
trois fois le crucifix que lui tendait l'aumônier : Thérèse avait son signe.

Il faut noter comment Thérèse découvre progressivement sa vocation personnelle :
- son désir initial est «d'entrer au Carmel pour Jésus»,
- puis elle veut «prier pour les pécheurs»,
- ensuite, après le pèlerinage à Rome, elle désire prier pour les prêtres : Ce que je venais faire au Carmel, je 
l'ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l'examen qui précéda ma profession : "je suis venue pour sauver 
les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres" (MssA 69v°).

Plus tard, elle découvrira sa véritable vocation : Au cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour".
http://www.mavocation.org/vies-de-saints/saintete/sainte-therese-de-lisieux-comment-a-t-elle-decouvert-sa-vocation/1/


"Mme Martin meurt le 28 août 1877, quand Thérèse a quatre ans et demi. "Et moi, écrit-elle dans ses 
Manuscrits, sans rien dire, j'approchais mes lèvres du front de ma mère chérie". De retour à la maison, elle 
dit cette phrase qui exprime toute l'affection qu'elle porte à sa soeur Pauline: "Eh bien moi c'est Pauline qui 
sera maman."

Cette seconde maman va à son tour la quitter: Pauline entre au Carmel en 1882. Cette même année, Thérèse 
tombe souvent malade, et le soir de Pâques, elle est prise de tremblements nerveux qui durent six semaines. 
L'enfant se plaint de maux de têtes continuels et d'insomnies, de tremblements étranges. Elle dit: "Je serai 
guérie au moins pour la prise d'habit de Pauline" (le 6 avril). Le lendemain, la maladie semble si grave 
cependant qu'elle ne devrait pas en guérir. L'enfant, écrit le Dr Gayral, "réagit par une crise névrotique à la 
frustration affective depuis le départ de Pauline au Carmel. Vivant depuis six mois dans l'angoisse d'être 
abandonnée par sa seconde mère, elle tombe dans un comportement régressif, demandant à se faire dorloter
comme un bébé." Toute la famille se mobilise alors pour obtenir du ciel sa guérison. On fait célébrer une 
neuvaine de messes au sanctuaire parisien de Notre-Dame-des-Victoires. Le 13 mai 1883, en la fête de la 
Pentecôte, Thérèse se tourne vers la statue qui se trouve près de son lit, cette même statue qui avait parlé 
deux fois à sa mère et lui avait apporté la sérénité en 1870. "Tout à coup, écrit-elle dans ses Manuscrits, la 
Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n'avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté 
et une tendresse ineffables, mais ce qui me pénétra jusqu'au fond de l'âme, ce fut le ravissant sourire de la 
Sainte Vierge". Thérèse est guérie. Mais elle devra se convaincre par la suite que le sourire de la Vierge 
n'était pas une illusion due à la maladie et à son état délirant. Son scrupule à ce sujet ne disparaîtra qu'en 
novembre 1887, à Notre-Dame-des-Victoires, avant son pèlerinage à Rome. Elle écrit plus tart: "longtemps 
après ma guérison, j'ai cru que j'avais fait exprès d'être malade et ce fut un vrai martyre pour mon âme". 
Elle se sent donc coupable d'être tombée dans un comportement infantile durant sa maladie. C'est en se 
confessant au père Pichon le 28 mai 1888 qu'elle sera une première fois délivrée de ce sentiment de 
culpabilité. La Vierge restera dans sa vie sa "douce mère du Ciel".
http://seminairesaintpaul.catho.be/archives/actu2005_2006/20060206.html


C:\Documents and Settings\HP_Propriétaire\Bureau\RENOUVEAU CHARISMATIQUE CATHOLIQUE.mht
Le syndrome d'abandon comme 
cause du syndrome de Peter Pan