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Il y a trois sortes de narcissisme :
- le bon
- le mauvais
- le pathologique

Le 
bon narcissisme est un amour de soi sain qui permet d'avoir confiance en soi et d'être équilibré 
affectivement, en bonne santé psychique. 

Le 
mauvais narcissisme est un excès de narcissisme.
La vertu est dans le juste milieu : il ne faut ni trop ni trop peu de narcissisme. 
Le mauvais narcissisme est un amour de soi déréglé, qui donne égoïsme, orgueil, etc...

Le 
narcissisme pathologique n'est ni le bon ni le mauvais narcissisme. C'est une forme de protection 
(mécanisme de défense) face à un manque important de bon narcissisme. La personne n'a pas d'amour 
de soi et n'a pas confiance en elle dans sa vie affective. On ne peut alors pas parler d'excès de 
narcissisme. Cela sous-entendrait que la personne s'aime elle-même, ce qui n'est pas le cas.
Le narcissisme pathologique est plus une apparence de narcissisme qu'autre chose. La personne est 
complètement démunie face au monde et s'enferme dans sa bulle, se fabrique un monde dans lequel elle
est irréprochable, mais elle a beaucoup de mal à y croire. Ce n'est qu'un vernis. Au moindre problème 
cette protection-prison montre ses limites. 
Il est très facile de confondre narcissisme pathologique et mauvais narcissisme, ce qui fait souvent 
penser que la personne atteinte du syndrome de Peter Pan est imbue d'elle-même et que cela est la 
cause de tous ses problèmes, alors qu'elle refuse de se remettre en question à cause du déni 
pathologique dans lequel elle se trouve!

Dans le syndrome de Peter Pan, il est question de narcissisme pathologique, avec pratiquement absence 
de bon narcissisme. 

Aider la personne à acquérir du bon narcissisme lui permet de sortir progressivement du narcissisme 
pathologique. Cela est vraiment essentiel pour sortir du syndrome de Peter Pan.

Mais il existe un risque, quand le bon narcissisme devient excessif ... 
comme le raconte ce texte du Dr Christophe Marx... 



"Il existe un bon narcissisme : celui dont l'enfant a besoin pour construire l'estime de lui-même, se 
faire confiance et faire confiance aux autres.

Il existe un mauvais narcissisme : excessif, décalé dans le temps chronologique, et dont 
l'autocentration exclut l'ouverture à l'altérité, la découverte du monde, la richesse paradoxale de la 
vulnérabilité, l'attente exaltée d'un absolu.

Certains patients commencent leur psychothérapie avec un déficit narcissique.
Le thérapeute inclut donc dans son plan thérapeutique leur renarcissisation.
« Tu as le droit d'être toi-même, d'être important, de répondre à tes besoins, de te faire passer en 
premier… »
L'efficacité de la démarche ne se fait pas attendre : la personne va mieux.
Mais chez certains, une bascule va intervenir.
Tout le bon narcissisme ainsi développé, va brusquement basculer au service du mauvais : le « moi 
d'abord ! », toléré comme une étape de croissance devient le seul credo...

La thérapie est interrompue pour cause de bien-être.
Le thérapeute repère bien le piège fallacieux, auquel il a participé avec les meilleures intentions du 
monde.
Et, avant d'ouvrir la porte au client suivant, il médite un instant sur les limites de son métier.
Des limites qui le laissent parfois gros jean comme devant."

Dr Christophe Marx



Bien sûr il y a moyen de revenir au juste milieu, de rééquilibrer les choses après avoir été trop dans un 
sens, à condition que le patient accepte de poursuivre la thérapie bien qu'il se sente mieux.
Bon et mauvais narcissisme
Syndrome de Peter Pan