Pour s'en sortir
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 Synthèse
Différences entre les 2 mondes
 Témoignages
Vos questions
action impulsive 
sous le coup de 
l'émotion, intelligence et 
volonté court-circuitées
(de plus mauvais rapport 
au réel)
Pourquoi grandir effraie
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Le SPP en schémas
SPP et dépression
Aider les proches
Ne pas confondre
Pour l'aider
Sans coeur ?
Ses émotions
passions
Pour garder le moral
intelligence
connaissance sensible
Bibliographie
voir la page "Synthèse" pour situer ce syndrome (écrit sur fond gris)
Fuir?  Parler?
Comprendre l'amour
L'âme humaine
Sens de la vie
Religion
Liens
L'amour d'amitié
Le sommeil
Dans le syndrome de stress post-traumatique, les passions (émotions) sont amplifiées à cause d'un 
mauvais contact avec le réel. Les réactions ont alors tendance à être impulsives, difficilement 
contrôlables. La personne donne l'impressions d'être gouvernée par ses émotions. Elle a énormément de
mal à se raisonner. Les émotions comme la peur gênent sa compréhension des événements. 
L'interprétation des faits est souvent mauvaise .
Le schéma ci-dessous montre que ce n'est pas la volonté mais l'émotion, ou passion, qui a tendance à 
faire agir (donc de façon impulsive), l'intelligence (raisonnement) étant perturbée par les émotions.
volonté
Témoignage 
d'une personne 
sortie du SPP
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passions
Contact
intelligence
volonté
Sa sexualité
Son autisme
Choc psychologique
Se croire guéri
Nouvel équilibre
Confiance en soi
Choc et répétition
Syndrome de Stress Post-Traumatique
Crise d'angoisse
Colère
Dépression
Acceptation
La confiance en soi de base
Peut-on aimer sans s'aimer ?
Bon et mauvais narcissisme
Paranoïa et confiance aveugle : le clivage
connaissance sensible
L'autisme
Après le traumatisme, face à une situation stressante qui 
rappelle le traumatisme
Avant le traumatisme
Page d'accueil
Cause
Symptômes
Complications
Guérir
Prévention
Syndrome d'abandon
"Peter Pan" Citations
"Le Petit Prince" Citations
Personnalité obsessionnelle
Mot pour les personnes qui souffrent du SPP
La sortie du SPP : un bouleversement difficile
Aider l'enfant
Il s'agit ici de peurs dans le domaine relationnel, peur de quelqun'un ou d'une catégorie de personnes comme 
les mamans, les hommes, les adultes...  

Pour en sortir le premier point est de prendre le chemin inverse de l'évitement. Affronter la peur, c'est tout 
d'abord la regarder en face pour la reconnaitre et pouvoir en parler. 

A qui en parler :

Si la personne à l'origine de ce syndrome de stress post-traumatique est totalement guérie et bien remise du
SPP, on peut s'adresser directement à elle. Sinon il faudra trouver un tiers, qui peut être un psychologue. 

Affronter la peur nécessite un minimum de colère contre cette peur. Sans ce sentiment tout reste bloqué. Le
danger à éviter est de tourner la colère contre soi au lieu de la tourner contre la peur : on s'en veut de se 
trouver dans cette situation. Un autre risque est de sortir la colère en agressivité passive. 

Dans l'agressivité passive, la personne ne se sent pas forcément en colère, cependant son attitude exprime 
de la colère de façon voilée. Elle n'exprime pas sa colère de façon directe. L'agressivité passive se situe 
entre la colère contre soi et la colère exprimée aux autres. C'est une agressivité qui stagne tant qu'elle 
n'est pas exprimée de façon compréhensible. Sans compter que cela nuit aux relations, cette colère qui 
n'arrive pas à sortir ne permet pas de franchir les étapes de la réaction de choc (choc psychologique) 
jusqu'à la guérison. La personne reste dans sa colère sourde et se fait du mal. 
Il faut trouver l'énergie de se battre contre ses peurs de manière efficace, par exemple en formulant à la 
personne en question "je me sens incompris quand..., ou parce que..."
Exprimer sa colère ne doit pas être plus agressif que cela, mais doit être suffisamment précis pour ne pas 
être de l'agressivité passive. Dire seulement "je me sens incompris" sans s'expliquer davantage est de 
l'agressivité passive puisque cela n'avance pas plus que faire la tête. Tandis que dire "je me sens incompris 
quand ou parce que" signifie qu'on a réfléchi à la situation, et qu'on est prêt à travailler à en sortir sans 
chercher à faire culpabiliser ceux à qui on s'adresse. 


Il y a des peurs à formuler puisque le problème de fond du stress post-traumatique est la peur. Mais lorsque 
la peur s'est transformée en colère, il est possible que la peur ne soit plus ressentie et s'exprime uniquement 
à travers la colère. Il faut alors trouver quelle peur a généré la colère et parler aussi de la peur. Pour 
reprendre le même exemple : "je suis en colère parce que je me sens incompris quand" devra aussi être 
formulé "j'ai peur d'être incompris quand, c'est pour cela que j'ai ressenti de la colère" et là on se sera 
exprimé de manière à être compris.

Il n'est pas forcément nécessaire de parler de colère mais indispensable de parler de peur, puisque le vrai 
problème est là. La colère n'est que la conséquence de la peur. Il n'y a qu'en remontant aux causes que l'on 
s'en sortira. 

Je parle de passer par la colère puisque c'est l'énergie qui permet d'en sortir. La peur ne permet rien 
puisqu'elle fait reculer et fuir face aux difficultés.
Cependant, une fois que la colère donne l'énergie d'avancer, il est possible de ne formuler que la peur qui est 
le vrai problème prêt à ressurgir à tout instant tant que l'on n'a pas mis de mots dessus.
Quand on a su s'expliquer clairement, on ne ressent plus de colère. 

Mais cela ne se fera pas en une journée puisqu'on ne sera pas compris du premier coup. On est dans une 
position délicate vu que dans le syndrome de stress post-traumatique il y a un mauvais rapport au réel donc 
une peur exagérée par rapport à la situation (ce qui ne veut pas dire que la peur n'est pas importante et 
réellement handicapante).
Il faut bien se mettre dans la tête que la personne à qui on exprime ses émotions ne peut pas tout 
comprendre. Mais il ne faut pas mal le prendre puisque c'est cela qui permet de retrouver le contact avec le 
réel !  C'est là que la guérison devient possible.
En exprimant ses peurs, on permet à la personne en face de trouver ces peurs ridicules. Sa réaction soigne 
car permet de retrouver un bon rapport au réel, et tout le côté exagéré de la peur dû au traumatisme (et qui 
a entraîné l'hypervigilance anxieuse) baisse à ce moment.
Les symptômes diminuent à mesure qu'on réalise que les peurs ne sont pas justifiées : c'est le décalage par 
rapport au réel qui s'estompe. On est sorti d'affaire lorsqu'on arrive à trouver la réaction de l'autre 
normale : le décalage par rapport au réel a alors complètement disparu.


La confrontation au réel qui permet de sortir du stress post-traumatique se fait grâce à cet interlocuteur.

Il faudra peut-être plusieurs expériences de ce genre pour être définitivement remis. Plus le syndrome de 
stress post-traumatique est important plus il faudra s'accrocher pour continuer de parler malgré la 
difficulté à se faire comprendre. Pour les cas difficiles parler à différentes personnes est souvent la 
solution. 


En faisant ce travail on se met dans une situation qui au début (confrontation) ravive les peurs, 
mais cela ne fait pas reculer car ce n'est pas négatif vu que c'est nécessaire. Les peurs en remontant 
fortement tout d'abord vont permettre le processus de guérison : c'est l'abréaction.


"abréaction
 : processus de décharges émotionnelles qui, en libérant l'affect lié aux souvenirs d'un 
traumatisme jusqu'alors refoulé, en annule les effets pathogènes." wikipédia

"abréaction du préfixe ab-, marquant l'éloignement, et réaction : 
(Psychanalyse) Réaction émotive par laquelle le malade se libère, par des gestes ou des mots, de tendances 
refoulées dans le subconscient ou d'obsessions résultant d'un choc affectif ancien." Wiktionnaire

"On va tenter avec le patient de favoriser la restitution du traumatisme. C'est l'abréaction qui va permettre 
d'extérioriser avec un contenu émotionnel la reviviscence la plus complète de l'événement, avec le plus de 
détails possible. C'est principalement l'intensité émotionnelle contenue dans cette reviviscence qui 
permettra la catharsis ou « purification » nécessaire à la guérison." 
("La névrose traumatique" http://www.unisson06.org/dossiers/relation_aide/nevrose_traumatique.htm)

Voir aussi la partie 2 de la page 
"Pour l'aider"
Syndrome de Stress Post-Traumatique dans le SPP
Syndrome de Peter Pan
Le Syndrome de Stress Post-Traumatique est maintenu en place par trois syndromes : 
-le syndrome d'évitement
-le syndrome de répétition
-le syndrome d'hypervigilance anxieuse 


I) Le syndrome d'évitement :

La personne évite toute pensée, conversation ou situation, film, livre, personne, lieu, activité qui pourrait lui 
rappeler son traumatisme.
Ce syndrome d'évitement empêche d'analyser posément ce qui s'est passé, et donc empêche de s'en sortir.

"Le problème de l'évitement est qu'au final il ne fait que renforcer le caractère redoutable de la situation 
redoutée." 
("La névrose traumatique" http://www.unisson06.org/dossiers/relation_aide/nevrose_traumatique.htm)


Exemple d'évitement tiré de "Peter Pan" : 

Traumatisme affectif vécu par Peter :
"Il y a longtemps, dit-il, je pensais moi aussi que ma mère laisserait la fenêtre ouverte pour moi. Je 
restai donc absent pendant des lunes et des lunes. Mais quand je revins, il y avait des barreaux à la 
fenêtre car maman m'avait complètement oublié, et un autre petit garçon dormait dans mon lit."  
(ch. XI)

Pour éviter de souffrir Peter fuit tout ce qui pourrait lui rappeler son traumatisme.
"Ce n'est qu'en l'absence de Peter qu'ils se risquaient à parler de mères, le capitaine ayant banni de la 
conversation ce sujet selon lui stupide." (ch.V, 196) 

"Si Peter avait jamais eu une mère, elle ne lui manquait plus depuis longtemps. Il avait chassé cette 
engeance de sa mémoire et n'en avait retenu que les inconvénients." (ch. XI)

"Viens, Clo! s'écrie-t-il en adressant un sourire de terrible mépris aux lois de la nature. Nous n'en voulons 
pas, de ces sottes mamans." (ch. XVI)

Ce qui reste à Peter du souvenir de sa mère est uniquement ce qu'il n'a pas pu effacer : le traumatisme qui lui
rappelle exclusivement l'aspect négatif de sa mère. Il ne peut alors pas réfléchir normalement, comme tout le
monde, à force de faire un tri sur tout ce qui se rapporte aux mères sans pouvoir pour autant effacer le 
traumatisme. 
En voulant moins souffrir, il augmente son traumatisme puisqu'il ne pourra jamais comprendre ce qu'est 
réellement une mère avec ce tri qui se fait dans ses pensées, sous l'effet de la souffrance.


Le syndrome d'évitement va amener le syndrome de répétition : forcément, à cause de l'évitement, rien ne se
règle, donc rien n'avance et tout se répète. 


II) Le syndrome de répétition :

Les souvenirs reviennent à la mémoire, flash-backs et cauchemars.


Cauchemar qui poursuit Barrie : 
"Je ne sais pas quand cet horrible cauchemar a commencé, écrit Barrie, mais il me rend le plus malheureux 
des hommes. Pendant ma petite enfance, c'était un drap qui voulait m'étouffer. A l'école, c'était mon 
compagnon de lit avec qui je luttais chaque nuit lorsque les autres garçons du dortoir dormaient, la 
conscience tranquille. Je n'ai pas de souvenirs de moi enfant, mais on m'a raconté qu'une fois endormi dans 
mon lit je gesticulais frénétiquement comme si je luttais avec un fantôme. Il semble donc que le cauchemar 
m'accompagnait déjà à ce moment-là; à présent, il ne me lâche plus, et ce que je percevais étant enfant 
comme une masse informe prend les traits d'une femme, belle et cruelle, avec un voile de mariée sur le visage.
Quand je l'aperçois, elle est loin, mais elle s'approche rapidement. Je me recroqueville dans un coin jusqu'à 
ce qu'elle entre comme en flottant dans la pièce et m'invite à la suivre... Son pouvoir est hypnotique, car je 
me lève et je la suis, tremblant et obéissant. Nous semblons avancer à vol d'oiseau vers l'église, que j'ai 
fréquentée enfant, où tout le monde nous attend...
Lors d'une de ces nuits hideuses elle est venue me chercher. J'ai été saisi par des mains invisibles qui m'ont 
jeté dans son chariot. Une peur affreuse m'a saisi et je me suis débattu pour m'échapper... Mes mains 
étaient attachées par des chaînes en fer, et, dès que je les défaisais, un petit garçon avec des ailes m'en 
fabriquait une autre paire... un véritable esprit malfaisant. La femme conduit le chariot, riant horriblement à 
mesure que nous approchons de l'église; pendant ce temps, lui s'est installé derrière moi et il me pique de 
temps en temps avec une flèche. Lorsque je crie de douleur, elle se tourne pour lui sourire, et il répond avec 
un rire très gai."     
      
   
La répétition vient aussi de la peur. La peur d'une situation provoque souvent la situation.
Par exemple ma peur des chiens fait que je ne suis pas sereine face à un chien, ce qu'il perçoit, et en réponse 
il a des réactions qui me font peur. 
Pour enrayer cela Jacques Salomé conseille de reformuler la peur en exprimant le désir ou le besoin qui en 
est à l'origine.


III) Le syndrome d'hypervigilance anxieuse :

Des phrases, attitudes ou réactions des proches vont être interprétés en fonction du traumatisme alors que 
les situations sont pourtant totalement différentes. Cela engendre des réactions incontrôlables de colère 
par exemple (parfois à la limite de la paranoïa), dans une situation qui rappelle le traumatisme.
La crise d'angoisse est aussi une manifestation du syndrome de stress post-traumatique.







Pour voir comment ces trois syndromes forment le syndrome de stress post-traumatique, prenons l'exemple 
qui correspond à la page
 "Crise d'angoisse" partie 4 et 5.
Une femme mariée avec quelqu'un qui a le SPP va presque dans tous les cas finir par être traumatisée et 
développer un syndrome de stress post-traumatique. Cela est dit page "Aider les proches" lien "Trouble 
contagieux?".
Ce n'est pas une contagion. C'est tout simplement un nouveau traumatisme qui arrive avec ses conséquences.


A cause du syndrome de stress post-traumatique, même si l'homme guérit du syndrome de Peter Pan, la 
femme traumatisée risque :  

1 -
 syndrome d'évitement 
d'éviter son mari 

2 - 
syndrome de répétition
de continuer de le percevoir comme quelqu'un de traumatisant car elle est tellement marquée par le passé 
que tout est encore en elle, elle ne peut dans un premier temps pas voir qu'il est différent : situations 
traumatisantes du passé revenant à sa mémoire malgré elle et maintenant l'idée d'homme "méchant" 

3 - 
syndrome d'hypervigilance anxieuse 
d'interpréter en fonction de son traumatisme tout ce qui peut lui rappeler de près ou de loin son 
traumatisme, c'est-à-dire la moindre parole ou attitude maladroite où elle croit entrevoir du machisme


Cela peut aller plus loin :
1 - La femme évite les hommes en général, ou du moins ne se lie avec aucun d'eux.
2 - Son idée que les hommes sont machos ne peut alors pas évoluer, d'où sa peur constante qui la hante. 
3 - La moindre parole douteuse est interprétée dans le sens "tous les hommes sont machos", ce qui provoque 
peur et réactions incontrôlables. 

Quand je parle d'homme macho, je veux dire que la femme se sent vraiment une chose pour lui. Le 
traumatisme est profond.